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Mardi 6 Février
2007
Jacques Scornaux a convaincu :
oui le SCEAU est un organisme fort utile, qui a déjà sauvegardé
quelques dizaines de fonds , constitués d'archives d'anciens
ufologues, disparus ou qui ont abandonnés l'étude du phénomène ovni. Nous
vous livrons quelques photos de la soirée, un succès, ou plus de 100
personnes étaient présentes !
Nous
avons évoqué l'organisation de la soirée Nick Pope. On ne devrait pas
rencontrer de problème sur le terrain, un nombre suffisant de personnes se
sont fait connaître afin d'assurer l'organisation de la journée.
Nous
tenons particulièrement à remercier Christophe FONDACCI, qui a assuré ces
trois derniers mois la sonorisation des Repas de Paris.
Nous
avons fait l'acquisition d'une sonorisation complète et mini équipée de deux
micros HF pour les Repas Ufologiques de Paris. Les éléments les plus gros
dans ce matériel, ce sont les enceintes : 4 à 6 kg. Le reste c'est du mini
qui tient dans un petit sac, donc du matériel léger dont le transport est
facile à l'aide du "chariot " que nous fournissons. Nous avons lancé un
appel à la salle, afin qu'une ou plusieurs personnes habitant proche de la
Défense s'occupent de gérer "la sonorisation". Nous avons dans la salle, sur
les quelques 100 personnes présentes, un certain nombre d'invités qui
habitent très près de la Défense. C'est une ou deux de ces personnes que
nous recherchons ! (afin de se partager la tâche). La tâche est simple, se
partager la tâche à deux au mini, de transporter chaque mois cette sono et
de l'installer. (ce qui se fait en 10 minutes, si nous ne sommes pas
dérangé)
  
MALHEUREUSEMENT SUR LES 100 PERSONNES PRÉSENTES, aucune bonne volonté pour
assurer cette tâche ! Pourtant, chaque mois des réclamations sur le matériel
de sonorisation bénévolement apporté jusqu'alors par des animateurs
des repas, qui habitent loin malheureusement. Que penser de cela :
Désespérant, il y a quelques personnes actives, qui consacrent une grande
partie de leur temps, de leur argent pour cette organisation et la moindre
contribution qui est demandée, car nous sommes trop peu à nous occuper des
repas, reste sans suite ! S'il n'y a personne pour assurer la
sonorisation, devrons nous abandonner cette idée de sono ? Nous assisterons
de fait à une auto élimination des personnes qui viennent uniquement
prendre, sans aucune contrepartie, l'information, le plaisir de rencontrer
des personnalités du monde ufologique. Ce lieu, cette formule, ce concept et
le nombre important de personnes qui s'y réunissent n'existe nul part au
monde ! (aucun repas sur le thème des ovni, au monde, ne réunit chaque mois
une centaine de personne et reçoit des invités venant du monde entier !).
Une
nouvelle fois, je lance cet appel, si vous habitez près de la Défense, (pour
éviter de transporter de très loin le matériel) si vous venez de temps à
autre aux Repas Ufologiques de Paris, contribuez à la bonne marche de ces
Repas en prenant en main l'organisation de la sonorisation. Nous espérons
que vous serez plusieurs à répondre. Nous vous mettrons alors en contact.
Une réunion sera alors organisée chez l'un ou l'autre. Cette équipe
"sono" se partagera cette tâche en restant en contact afin d'établir
un calendrier des personnes chargées des diverses soirées. Nous attendons
votre candidature à
lebat1@aol.com
. Merci.
Les photos sont de Typhoon - g.lebat -
Le compte rendu de Thierry Rocher.
Repas
Ufologique Parisien du 06 février 2007
Gérard Lebat : nous recherchons quelqu’un qui
pourrait s’occuper de la sonorisation chaque mois. Celui qui s’en occupait
vient de très loin, il vient de Montreuil. S’il n’y a personne, il n’y aura
pas de sonorisation. Les repas Ufologiques Parisiens c’est tout le monde, ce
ne sont pas trois personnes qui doivent s’en occuper. Paris est une
exception, il y a beaucoup de conférences. Je ne serai plus aux Repas
Ufologiques Parisiens dans l’avenir. D’autre part, il faudra sortir ce soir
impérativement pour 22h à cause de la sécurité imposée par les travaux dans
le centre commercial. J’aimerai récupérer trois feuilles de papier, il
s’agit de ma trame de travail pour cette soirée. Il y a aussi dessus le
planning de la soirée Nick Pope du 06 mars prochain et je devais vous la
détailler.
Nick Pope est ravi de venir, son billet de
TGV est arrivé chez lui. Je le récupérerai à la gare du Nord. Le 06 mars
débutera à 14h30 par une conférence de presse. Nick Pope vient de quitter
son poste au ministère de la défense britannique. Il s’agit d’une journée
exceptionnelle. De15h30 à 17h notre invité participera à une réunion de
spécialistes. La soirée débutera à 18h. Cette soirée est bouclée, il n’y a
plus de places libres depuis le 15 janvier. 192 personnes se sont inscrites
et ont réservé. Depuis, ça se bouscule pour les retardataires. De 18h à 19h,
les personnes pourront manger sur place avec leur plateau repas. La
conférence débutera à 19h-19h15 et se terminera à 22h environ.
Je
comptais vous développer la soirée et son organisation, mais mes documents
m’ont été dérobés ce soir. Il nous faudra la collaboration des personnes
pour filtrer l’entrée. Il faudra pointer la liste des inscrits et les
diriger vers les tables numérotées. Il n’ y a pas de places numérotées. Il
faut donc avoir trois/quatre personnes à la sécurité. Les autres postes sont
pourvus. Je demande de l’aide pour le filtrage. Jean-Claude Venturini,
Georges Metz, monsieur Sousselier, Gaston ? J’avais d’autres inscrits à ce
poste. Il faut avoir des gens à la sécurité, aider les journalistes et trier
les déplacements. Pour les photographies, elles sont autorisées mais sans
utiliser les flashes. Les flashes sont gênants pour la caméra amateur qui
enregistrera la soirée.
Il y aura deux moments pour les photographies
avec des flashes. Il faut avoir des aides à ce niveau. Ce serait également
bien d’avoir plus de confraternité aux Repas Ufologiques Parisiens.
Certaines personnes se sont plaintes d’avoir été mal reçues. Ce serait donc
bien de les recevoir. Il y a plusieurs rubriques habituelles, plusieurs
habitués et plusieurs animateurs qui peuvent leur répondre. Jacques Scornaux
va nous parler ce soir de son association, je vais également laisser la
parole à Jean. Les Repas Ufologiques, c’est vous tous, ce n’est
pas la participation que de trois animateurs. Pour la soirée Nick Pope, il y
aura beaucoup de monde, ainsi que des médias comme TF1, l’Express, (.?.). Il
nous faudra la participation adéquate. Beaucoup de monde est intéressé, il y
a une centaine de retardataires qui n’ont pas eu de place. Je laisse
maintenant la parole à Jean-Michel Pous.
Jean : je vais vous présenter
maintenant la revue de presse. Après, tous les magazines sont offerts…Non,
c’est une blague ! Je commence par les revues ufologiques. Voici L.D.L.N.
n°383, bon je ne donne pas le sommaire, c’est plus cher. Voici Beta
Tauri n°12 et n°13, ainsi que Ufomania Magazine n°48 et n°49.
Voici également Sentinel UFO News n°33, n°34 et n°35. [Jean-Michel
Pous montre les revues au public.]
Maintenant, voilà les revues généralistes.
Nexus n°48, de janvier-février 2007, qui titre, entre autres, « OVNI
l’impossible vérité ». Puis Sacrée Planète n°20, de février-mars
2007, avec un article sur la géométrie sacrée. Je cite aussi Top Secret
et son hors série n°2 consacré à la conquête de la Lune (?), mais que je
n’ai pas là. Voilà Sci-Fi Magazine n°2, qui comporte, entre autres,
un article sur la Toungouska et un autre sur l’élimination de soldats
allemands en 1943 par deux globes rouges. Voici les N°10 et N°11 des
Archives Perdues consacrés aux anciennes civilisations sud-américaines.
Voici la revue Apocryphe et les anges déchus, de la Bible. Voilà les
Dossiers des Grands Mystères de l’Histoire, avec Moïse.
J’ai d’autres informations à vous
communiquer. En ce moment vous avez le salon Parapsy, qui se tient à
l’Espace Champerret du 3 au 11 février. Le programme du salon est disponible
ici. Sinon, côté télévision, plusieurs fictions sont diffusées sur les
thèmes qui nous intéressent : Les 4400 et Threshold sur M6 le
samedi soir, ainsi que Surface sur TF1 le samedi vers 16h. Une
dernière information, qui n’est pas ufologique. Le 17 janvier s’est tenu le
Repas des Chercheurs sur le mystère de Rennes-le-Château. Vous pouvez venir
me voir si vous êtes intéressés.
Thierry Rocher : juste un petit mot pour vous
présenter un nouvel ouvrage ufologique. Celui de Michel Padrines :
OVNI…Générations UFO. Cet ouvrage revient largement sur la vague
française d’observations d’OVNI, surtout dans la région alsacienne. Il y a
de nombreuses reproductions de coupures de presse locale de 1954.
Gérard Lebat : Michel Padrines viendra au Repas Ufologique
Parisien de décembre 2007. Il y a eu une pellicule photographique oubliée le
mois dernier, à qui est-ce ? [Son propriétaire vient la récupérer.] Je
laisse maintenant la parole à Jacques Scornaux, le président du
S.C.E.A.U./Archives OVNI et Gilles Durand, le secrétaire.
[TRR : les propos de Jacques Scornaux qui
suivent sont la reprise intégrale de son texte lu.]
Jacques Scornaux :
« pourquoi le SCEAU ? Il est né du constat que trop souvent, lorsqu'une
personne qui a étudié les ovnis ou des phénomènes connexes décède ou cesse
de s'y intéresser, ou lorsqu'un groupe ufologique est dissous, les documents
souvent très intéressants qu'il possédait sont dispersés, voire détruits par
les héritiers. C’est parfois l’œuvre de toute une vie que l’on voit ainsi
disparaître. Comment faire pour éviter que de tels faits désolants se
reproduisent à l’avenir ?
C’est la question que se sont posé quelques
ufologues français il y a près de 20 ans, après avoir vu finir à la poubelle
ou s’évanouir de quelque autre manière les archives de plusieurs chercheurs
et groupements disparus. Ils se sont donc réunis pour réfléchir aux moyens
d’assurer la préservation durable des archives ufologiques. Les confier à
une association ou organisme privé ne ferait que reporter le problème lors
de la disparition toujours possible de celui-ci. En outre, cette solution
risquait de susciter la méfiance, vu les dissensions qui ont hélas trop
souvent divisé l’ufologie française.
Aussi ce groupe de personnes en est-il
arrivé à la conclusion que c’était le dépôt dans des centres publics
d’archives qui offrait les meilleures garanties à la fois de pérennité et de
neutralité. En effet, en vertu de la loi qui les régit, les services publics
d’archives sont tenus d’accepter les archives privées que des personnes
physiques ou des associations leur confient et ces documents, sauf accident
bien sûr, ne sont jamais détruits. Cette solution offre un autre avantage
capital : les documents sont consultables par tout citoyen. L’accès n’y est
pas réservé à des chercheurs patentés, comme c’est par exemple le cas, en
France, pour la plupart des bibliothèques d’universités et de grandes écoles
et pour une grande partie des fonds de la Bibliothèque nationale.
Ces réflexions ont ainsi abouti à la
fondation d’une association régie par la loi du 1er juillet 1901,
ayant pour objet d’assurer la préservation à long terme du patrimoine
ufologique. Son nom complet est SCEAU/Archives OVNI, où SCEAU est
l’acronyme de Sauvegarde et Conservation des Etudes et Archives Ufologiques,
et ses statuts sont parus au Journal Officiel du 23 mai 1990. Par patrimoine
ufologique, le SCEAU entend tous livres, magazines, courriers, rapports
d'enquête, études, coupures de presse et autres documents écrits,
audiovisuels ou électroniques issus de la recherche sur les OVNI.
Dès sa création, le SCEAU a entrepris de
contacter toutes les personnes et tous les organismes qu’il savait s'être
intéressés, à un titre ou l'autre, aux OVNI ou à des phénomènes connexes,
afin de leur proposer un contrat de cession d'archives. Par ce contrat, le
donateur cède tout ou partie de ses archives au SCEAU à la date de son choix
ou après son décès, et en définit les conditions et délais éventuels de
consultation. Assez souvent, des personnes répondent qu'elles ne possèdent
que peu de documents intéressants, mais l’expérience de la récupération
d'archives acquise par le SCEAU a montré que même chez les personnes qui
cédaient relativement peu de choses, on trouvait toujours, sans exception,
l'un ou l'autre document d'importance, y compris des livres et revues que
l’association n'avait pas encore.
Quand un fonds d’archives lui a été confié,
le SCEAU commence par établir un classement et un inventaire détaillé des
documents, travail que les services publics d’archives ne pourraient jamais
réaliser, faute de moyens… et de compétence ufologique ! Cet inventaire
facilite grandement la consultation et
accroît donc l’utilité de la conservation des documents. Ceux-ci sont
ensuite déposés dans des centres
d'archives (Archives nationales ou départementales) ou, seulement pour les
documents que les Archives refusent (elles sont en droit de refuser les
livres et revues figurant déjà au dépôt légal), dans des bibliothèques
publiques. Ces dernières constituent
une solution de second rang, la préférence étant toujours donnée aux
Archives publiques lorsqu’elles acceptent les livres, afin de ne pas rompre
l’unité d’un fonds. Précisons à ce propos que, pour un archiviste
professionnel, un fonds forme un tout qui ne doit jamais être démembré.
Dispersé, il perd beaucoup de sa valeur pour les chercheurs et c’est l’œuvre
d’une vie que l’on dénature.
Tous les
dépôts effectués par le SCEAU font l'objet d'un contrat visant à assurer
leur pérennité et définissant les conditions de consultation. En l’absence
de volonté particulière du cédant, la consultation est libre, sauf
exceptions prévues par la Loi sur les archives pour assurer la protection de
la vie privée (documents d’état civil de moins de 100 ans ou dossiers
médicaux de moins de 150 ans, par exemple). Mais le cédant est toujours
libre d’imposer des conditions plus strictes.
Un point important est que les contrats de
dépôt sont toujours révocables. Si jamais la Loi sur les archives devait
évoluer ou que, par manque de moyens, tel ou tel service public d’archives
ne pouvait plus accueillir toutes les archives privées, le SCEAU peut donc
reprendre les fonds déposés et chercher un autre lieu de dépôt pour éviter
leur destruction ou leur appropriation privée. Mais cette clause de
révocabilité est surtout précieuse pour les dépôts de livres en
bibliothèque. Il faut savoir en effet que les ouvrages usagés sont après
quelques années systématiquement pilonnés par les bibliothèques publiques.
La reprise par le SCEAU est alors le seul moyen d’éviter cet appauvrissement
programmé du patrimoine.
Le SCEAU, qui se veut un simple
intermédiaire entre le cédant et le centre d'archives ou la bibliothèque, a
pour déontologie, inscrite dans ses statuts, de respecter strictement la
volonté du cédant et de ne garder pour lui aucun document original. C’est un
élément capital pour que le cédant ait l’assurance que ses archives ne
seront pas détournées à des fins privées, mais bel et bien mises à la
disposition de tous.
Le SCEAU entend jouer aussi, dans une
optique préventive, un rôle de sensibilisation de la communauté ufologique à
la préservation de son patrimoine. L'expérience acquise permet au SCEAU de
jouer un rôle de conseiller auprès de tout chercheur qui s'interroge sur la
sauvegarde de ses travaux et de sa documentation ufologique. Il publie un
bulletin annuel – plus souvent biennal en fait – où figure notamment
l'inventaire complet des archives sauvegardées au cours de l'année écoulée.
La collection complète des bulletins
publiés à ce jour (n°0 à 7) est toujours disponible, et il est prévu, dans
un avenir que nous espérons pas trop lointain, de diffuser sur Internet les
inventaires réalisés et les listes de livres déposés en bibliothèques.
Nous nous efforçons également de constituer
quelques collections les plus complètes possibles d'ouvrages et de revues
ufologiques et connexes. La Médiathèque du Pontiffroy à Metz accueille un
dépôt SCEAU de plus de 900 ouvrages, 120 livres ont été déposés à
l'Université de Nice-Sophia Antipolis et une centaine à la Maison d’Ailleurs
(musée de la science-fiction) à Yverdon (Suisse). C’est au total de l’ordre
de 1200 ouvrages que le SCEAU a déposés à ce jour. Ces fonds
bibliographiques sont progressivement enrichis à mesure que le SCEAU
acquiert de nouveaux ouvrages, et d'autres bibliothèques devraient suivre.
Si les conditions de consultation des archives proprement dites sont parfois
assez restrictives, lorsque la loi ou la volonté du cédant l'exige, le SCEAU
demande en revanche aux bibliothèques avec lesquelles il passe des contrats
d'assurer une libre consultation des ouvrages par le public.
Enfin, le SCEAU n’entend pas limiter son
action au territoire français. Il entretient des contacts avec des
chercheurs belges et suisses notamment, et
a noué des liens avec le Sign Historical
Group et avec l’AFU, qui poursuivent des buts analogues respectivement aux
Etats-Unis et en Suède. Ces liens se traduisent par des échanges de
documents détenus en plusieurs exemplaires et de photocopies, afin de
compléter les collections des différentes associations. Nous avons également
des contacts réguliers avec des associations ufologiques non spécialisées,
mais sensibilisées à la sauvegarde des archives, comme le CISU en Italie et
la Fundación Anomalía en Espagne. En Belgique, le SCEAU entretient de bonnes
relations avec la SOBEPS, principal groupe ufologique du pays, qui lui a
déjà fait plusieurs dons importants, et il est possible que l’une des
prochaines bibliothèques thématiques du SCEAU se situe dans une bibliothèque
universitaire belge. En effet,
contrairement à la France, ces bibliothèques sont accessibles au grand
public. Toutes les associations citées dialoguent entre elles via une liste
Internet appelée « UfoArchives ». Un bel exemple de coopération est le
récent achat en commun par le SCEAU, l’AFU et le CISU des riches
archives
de SOS OVNI, représentant toute la vie d’un groupement ufologique, de sa
naissance à sa disparition.
Un point capital à souligner pour conclure
est que le SCEAU n'a aucune position officielle sur la nature des OVNI (les
opinions de ses membres à ce propos sont diverses) et a pour principe de ne
jeter aucun document, si futile qu'il puisse sembler. En effet, devant des
phénomènes aussi difficiles à cerner, il apparaît impossible de savoir ce
que les chercheurs de l'avenir, pour lesquels ces documents sont préservés,
estimeront important. La seule mais forte conviction commune qui nous réunit
est que, quelle que soit en définitive la nature de ces phénomènes, ces
archives pourront en tout état de cause être utiles, que ce soit pour des
spécialistes en sciences physiques ou en sciences humaines ».
Nous attendons vos questions.
Monsieur : est-ce que ces archives sont
consultables par Internet ?
Jacques Scornaux : pour l’instant, non, car
elles sont essentiellement sous forme papier. Mais nous avons entrepris de
scanner les documents les plus importants. Nos moyens sont modestes.
Gilles Durand : le S.C.E.A.U. demande des
moyens et des bras. Vous trouverez un petit bulletin de présentation à notre
stand, à l’entrée de cette mezzanine.
Dame : est-il possible d’amener une
information verbale à ce système d’archives du S.C.E.A.U. ?
Jacques Scornaux : pourquoi pas ? Mais il
s’agit souvent de documents écrits ou audiovisuels. Lorsqu’un enregistrement
verbal devient enregistré, il est archivé.
Dame : est-ce qu’il peut y avoir un censure ?
Jacques Scornaux : nous n’avons pas de
jugement sur les documents, nous ne pratiquons aucune censure.
Jean-Michel : avez-vous une idée du
nombre d’ouvrages écrits en français sur les OVNI ? Et une idée du nombre de
livres ufologiques anglophones ? Avez-vous également une idée des titres des
principales revues ufologiques françaises ?
Jacques Scornaux : nous estimons qu’il y a à
peu près un millier de livre ufologiques francophones. Il y a quelqu’un qui
a publié une liste très complète à ce suet, c’est le chercheur Claude Maugé.
Ce dernier estime aussi qu’il y en a environ un millier, dont ceux qui sont
publiés à compte d’auteur.
Gilles Durand : nous avons un fond assez
important à la médiathèque de Metz-Pontiffroy et il comporte également des
ouvrages ufologiques dans plusieurs langues.
Jacques Scornaux : pour les autres langues,
on ne connaît pas le nombre.
Gilles Durand : Thierry Rocher vient de me
dire 3000 ou 4000 ouvrages.
Jacques Scornaux : cela me parait peu. Pour
les revues ufologiques, on espère en avoir le plus possible.
Gilles Durand : depuis la première revue
ufologique française publiée en 1951, il y a entre 150 à 200 revues éditées
depuis. Parfois, ce sont des revues de petits groupes locaux. Actuellement
nous avons sauvegardé 1200 livres et nous en avons 800 à 900 à placer. Nous
avons atteint les 3000 revues, soit environ 200 titres.
Jacques Scornaux : la règle est de pilonner
les livres en bibliothèques, lorsqu’il y en a trop. Mais les bibliothèques
patrimoniales gardent les ouvrages.
Jean-Michel : est-ce que le S.C.E.A.U. a
les moyens de faire des traductions en anglais ? A-t-il commencé à faire la
genèse de ces groupes et revues ufologiques ?
Gilles Durand : je travaille dessus. Depuis
la première association, qui était à Grenoble en 1949, j’ai répertorié
environ 700 associations et groupements. J’ai créé un répertoire d’ufologues
de plus de 5000 personnes. On fait une distinction entre les ufologues et
les ufophiles. Aujourd’hui, on devrait atteindre les 800 groupes français et
les 7000 noms.
Jacques Scornaux : pour ce qui est des moyens
de traduction, le S.C.E.A.U. est une trop petite équipe pour cela. Mais elle
ne demande qu’à s’élargir avec des traducteurs. Tous les types de
collaboration sont les bienvenus. Il y a plusieurs tâches différentes et
toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.
Jean Carteron : quelle est la politique du
S.C.E.A.U. avec la diffusion sur Internet ? On ne peut pas trop se déplacer
pour avoir des documents. Mais par Internet, on peut avoir la liste.
Avez-vous une adresse Internet ?
Jacques Scornaux : on commence à scanner des
documents. Dès que l’on aura les moyens, le contenu intégral de nos
bulletins [qui édite la liste complète des documents sauvegardés] sera
disponible sur Internet. Quant aux archives elles-mêmes sur Internet, il y a
un problème juridique de non-diffusion relatif à la vie privée des
personnes. Mais il pourra y avoir au minimum les documents les plus
importants sur Internet. Mais il ne faut pas rêver, les archives ufologiques
sont immenses. Nous n’avons pas les moyens de tout mettre sur Internet.
Jean Carteron : il faut solliciter les
bénévoles, les motiver, les rassembler.
Gilles Durand : c’est ce que l’on fait. Nous
n’avons pas encore de site Internet. Nous avons mis ce sujet à l’ordre du
jour de notre assemblée générale qui se tient le mois prochain. Pour vous
donner un exemple de l’ampleur de la tâche, le fond Michel Figuet a
nécessité le tri de près de 5000 coupures de presse et 1000 courriers. Pour
le fonds Michel Monnerie, c’est de l’ordre de près de 10000 pièces. C’est un
travail d’inventaire colossal. Le premier fond a été sauvegardé en 1991, le
premier gros fond est arrivé en 1993, le scanner est venu après. Dans le
fond Louis Murco, il y a des documents originaux sur le contacté Adamski,
que l’on scannera. Pour le fonds Michel Figuet, on a scanné toutes les
enquêtes.
Jean Carteron : vous êtes combien au
S.C.E.A.U. ?
Gilles Durand : une quinzaine de membres.
Jean Carteron : si on est une cinquantaine,
on peut répartir les tâches (. ?.).
Gilles Durand : mais ici on a déjà recruté.
Jean-Michel : j’ai une proposition. Je
représente l’association Recherches et Racines Audoises, dont je suis le
président. J’ai un site Internet et je travaille au scannage de tous les
livres et revues ufologiques. J’ai eu l’aide de quelqu’un qui a une grosse
bibliothèque en la matière. Je vous propose une entrée au site, sans rien
payer, et un accès au scanner. Vous ne payerez absolument rien.
[Applaudissements du public.]
Gille Durand : Jean-michel, tu es libre pour
venir à notre assemblée générale ?
Jean-Michel : si je suis sur Paris, oui.
Monsieur : est-ce que vous avez dans vos
archives les numéros de la revue Nostra ?
Jacques Scornaux : nous avons quelques
numéros, mais surtout des articles tirés de la revue Nostra.
Gilles Durand : nous avons une collection
placée à Paris et une autre à Metz-Pontiffroy.
Monsieur : si je possède un local, vous
pourriez mettre vos archives dedans ?
Gilles Durand : ce serait possible, mais ce
serait un local de tri ou un local provisoire.
Jacques Scornaux : il y aura des problèmes de
sécurité et de conservation qui se poseront à long terme. Nous ne mettons
pas en doute l’honnêteté des gens, mais les archives publiques seront
toujours là dans 100 ou 200 ans. Nous avons estimé que le lieu idoine de
conservation à long terme est celui des Archives Nationales.
Gilles Durand : c’est une situation presque
unique au monde.
Jacques Scornaux : en Belgique, ces archives
ne sont pas acceptées dans les lieux publics. On peut le faire dans les
universités car elles sont accessibles au public. En France, ce n’est pas le
cas. Nous avons un accord avec une université. Selon le pays, la solution
est variable
Gilles Durand : pour l’université de
Nice-Sophia-Antipolis, nous avons une clause d’accès pour le public. (. ?.)
Nos archives pures sont à Fontainebleau. Nous n’avons aucune bibliothèque
dans l’ouest français. Nous avons huit bibliothèques temporaires en cours.
Lorsque nous avons plus de huit exemplaires du même livre, il est proposé en
troc. Nous avons également publié des documents exclusifs sur des enquêtes
de cas ou des études socio-psychologiques. Nous les diffusons avec l’accord
de l’auteur.
Monsieur : pourquoi, en France, la
gendarmerie garde-t-elle les documents pendant soixante ans ?
Jacques Scornaux : c’est une exception
française. Il s’agit d’une restriction d’accès aux documents portant sur la
vie privée des gens. Si un document comporte des renseignements médicaux, la
restriction court sur 150 ans après le décès de la personne. Les documents
d’état civil ne peuvent pas être consultés à moins de 100 ans. Les
généalogistes harcèlent les pouvoirs publics pour raccourcir l’accès à ces
documents. Alors qu’en Suède, on peut consulter tout de suite ces documents.
On peut tout savoir sur les personnes, c’est l’extrême. C’est ‘argent du
contribuable, donc les contribuables peuvent y accéder. En France, ce n’est
pas la même chose.
Jean-Michel P : avez-vous une idée du
poids des documents sur l’ufologie conspirationniste par rapport à ceux de
l’ufologie pure ? A partir de quelle année voit-on arriver l’ufologie
conspirationniste, d’après les documents que vous avez recueillis ? Et
quelle est la tendance ?
Jacques Scornaux : non, pas tellement. Les
archives recueillies sont de l’ufologie classique, mais qu’est-ce que
l’ufologie classique ? Tout ce qui est conspi |